... à développer...
analogie avec la vue : daltonisme, arc en ciel, tests mosaique, résolution
Exercices différentes voix, 15 minutes nécesaires
Incapable de distinguer curry de carry, hat de hut, Harry de hurry, cap de cup...
Incapable de distinguer dessus de dessous, en un an, tranche et tronche
Perte audition des basses et aigus
Profs Sorbonne avec accent nul!
Interprète Ashton-Tate
Jap/Indien parlant En
mots coupés à 2 syllabes : pressie, brolly, prolly, species KISS the shorter the better
... difficiles à entendre, à percevoir.
Comme écrit dans un autre billet, les français ne peuvent pas entendre de différences entre de nombreuses voyelles anglaises et ils perçoivent 2 ou 3 "i" là où un natif anglais en distingue plus d'une dizaine : je ne vous dis pas les éclats de rires de nos ami(e)s anglophones lorsqu'on se livre à de tels exercices !... dans ces cas là, basculez la conversation vers les "u" et "ou" français (mais je crois que nous les ennuyons moins) !
C'est une idée, il faudrait que je trouve des phrases anglaises et françaises très difficilement prononçables par les non-natifs ;-)
voyelles brêves a (latter) e (better) i (idle) o (nothing) u-a (butter)
voyelles longues a-ei (game) e-i (fever) i-aï (hi) o-ou (no) u-iou (uniform)
gM
Essais linguistiques & Langues dans le Val d'Oise. Je ne prétends pas donner de leçon ou enseigner quelque chose mais simplement faire part de réflexions ou expériences sur le sujet de la Linguistique, des Langues et de la Culture.
mardi 7 décembre 2010
L'anglais des affaires
On peut croire que les Anglais ont bien de la chance de parler nativement la langue des échanges internationaux !
La France était dans ce cas il y a 2 siècles et la conséquence n'a pas été très heureuse vu les difficultés rencontrées par les Français pour apprendre les langues étrangères...
En effet, il y a des inconvénients à l'universalité de sa langue maternelle :
En l'état actuel, la langue parlée par les hommes d'affaire ou les politiques dans les rencontres internationales est ridicule :
gM
La France était dans ce cas il y a 2 siècles et la conséquence n'a pas été très heureuse vu les difficultés rencontrées par les Français pour apprendre les langues étrangères...
En effet, il y a des inconvénients à l'universalité de sa langue maternelle :
- appauvrissement
- prononciation complètement transformée et incompréhensible
- difficulté à s'ouvrir au monde
- plus tard, difficultés à réaliser que tout est fini et grosses conséquences pour s'adapter au monde nouveau avec prises de retard !
En l'état actuel, la langue parlée par les hommes d'affaire ou les politiques dans les rencontres internationales est ridicule :
- par sa prononciation, l'Anglais parlé par un dirigeant arabe ou Italien est facilement compréhensible par un Français mais on est très loin de la prononciation des natifs !
- par son vocabulaire, l'Anglais parlé par un politicien est bien éloigné de la langue riche parlée par Shakespeare ou même par la classe inférieure en Angleterre ou aux Etats-Unis !
C'est une honte et très préjudiciable aux amoureux des langues car ce langage est complètement différent et aussi pauvre qu'un créole !
Mid-Atlantic English
L'anglais américain présente de nombreuses différences comparativement à l'anglais britannique.
Historiquement... Immigration de nombreux anglais dans la nouvelle colonie mais sans doute des aventuriers. Installation également de nombreux étrangers : britanniques (irlandais, écossais...) mais aussi de langues autres comme des allemands, des néerlandais. Installation d'esclaves en provenances d'afrique. Le territoire devenu les USA est également peuplé de peaux rouges, d'hispanophones, de Français. Immigration d'individus des pays voisins et également de pays pauvres du monde entier (irlandais, italiens) ou de peuples chassés de leur pays pour une question religieuse (protestants) ou pour cause de guerre (russes, allemands).
Les Etats-Unis sont un melting pot et la langue a divergé par rapport à l'anglais de l'époque de la création et également de l'anglais tel qu'il est devenu en Angleterre.
Culturellement... L'américain n'a pas d'institution qui réglemente la langue mais "People rule" (c'est le peuple qui commande). Il y a également eu une série de réformes inachevées pour simplifier la langue et la mettre en conformité avec la prononciation.
Au final, ce sont des différences de vocabulaire, de grammaire, de prononciation, de culture, etc.
Les Anglais traditionnels (les senior citizens) sont outrés par les fautes de language, le comportement vulgaire, etc.
Vu la puissance des Etats-Unis, l'avance technologique, l'avance culturelle, la prépondérance de l'industrie cinématographique font que les Anglais adoptent de plus en plus les manières américaines en particulier les jeunes.
Inutile de souligner l'énervement des Anglais traditionnels.
Malgré le pond, l'anglais britannique se transforme en adoptant certaines de caractéristiques de l'américain et le résultat est ce qu'on appelle Mid-Atlantic English (l'anglais du milieu de l'Atlantique pour montrer qu'il est entre les 2).
(il ne s'agit pas d'une langue commune mais d'une langue intermédiaire)
gM
Historiquement... Immigration de nombreux anglais dans la nouvelle colonie mais sans doute des aventuriers. Installation également de nombreux étrangers : britanniques (irlandais, écossais...) mais aussi de langues autres comme des allemands, des néerlandais. Installation d'esclaves en provenances d'afrique. Le territoire devenu les USA est également peuplé de peaux rouges, d'hispanophones, de Français. Immigration d'individus des pays voisins et également de pays pauvres du monde entier (irlandais, italiens) ou de peuples chassés de leur pays pour une question religieuse (protestants) ou pour cause de guerre (russes, allemands).
Les Etats-Unis sont un melting pot et la langue a divergé par rapport à l'anglais de l'époque de la création et également de l'anglais tel qu'il est devenu en Angleterre.
Culturellement... L'américain n'a pas d'institution qui réglemente la langue mais "People rule" (c'est le peuple qui commande). Il y a également eu une série de réformes inachevées pour simplifier la langue et la mettre en conformité avec la prononciation.
Au final, ce sont des différences de vocabulaire, de grammaire, de prononciation, de culture, etc.
- elevator/lift ; gas/petrol ; faucet/tap ; city/town
- if you would write an article, I could publish it/if you wrote an article, I could publish it
- to burn, I burned, burned/to burn, I burnt, burnt ; to learn...
- color/colour ; theater/theatre
Les Anglais traditionnels (les senior citizens) sont outrés par les fautes de language, le comportement vulgaire, etc.
Vu la puissance des Etats-Unis, l'avance technologique, l'avance culturelle, la prépondérance de l'industrie cinématographique font que les Anglais adoptent de plus en plus les manières américaines en particulier les jeunes.
Inutile de souligner l'énervement des Anglais traditionnels.
Malgré le pond, l'anglais britannique se transforme en adoptant certaines de caractéristiques de l'américain et le résultat est ce qu'on appelle Mid-Atlantic English (l'anglais du milieu de l'Atlantique pour montrer qu'il est entre les 2).
(il ne s'agit pas d'une langue commune mais d'une langue intermédiaire)
gM
Imprononçable !?
Je veux ici simplement parler -oh un peu- de la gymnastique de certains muscles lorsque nous parlons et prononçons.
On dit souvent qu'il faut apprendre une langue avant l'âge de 7 ans pour avoir une prononciation parfaite...
Des experiences ont été faites avec des nouveaux-nés et leurs enseignements sont passionnants.
Parler consiste à moduler l'air qui sort de nos poumons :
Ce qui est vraiment étonnant est que les bébés sont sensibles non seulement aux sons de leur langue maternelle mais aussi à plein d'autres que nous n'entendons plus !
Je ne m'étendrai pas ici mais ces sons variés difficiles à prononcer le sont également à entendre, à percevoir.
A y regarder de près, la physiologie de la prononciation est une chose vraiment admirable.
Même des sons en apparence basiques, même dans la langue française, sont des "exploits". Le "b" de bout n'est pas le même (par la position des organes) que le "b" de bébé. Néanmoins, ces organes (lèvres, langue, etc.) anticipent sur la prononciation de la suite. Le mot anglais happen est prononcé inconsciemment de manière différente par les natifs : la lettre finale "n" est souvent prononcée "m" de manière à relâcher le reste d'air par le nez, garder la bouche fermée, économiser les efforts et attaquer le suite de la phrase.
Ces astuces sont apprises dès le plus jeune âge, dans toutes les langues, et il est bien difficile de les acquérir plus tard, sauf à utiliser des instruments scientifiques de linguiste.
Mieux, le "p", le "t" (juste à titre d'exemple) ne se prononcent pas de la même manière en anglais et en français : mettez des confettis sur le dos de votre main, placée devant votre bouche et prononcez "pot" - l'anglais soufflera tous les confettis qui resteront sur la main française !
Avant de naître, nous sommes habitués au rythme, à la cadence de nptre langue maternelle, nous sommes sensibles à de très nombreux sons. Vers l'âge de 10 mois, le bébé doit se concentrer sr les sons nécessaires pour parler et désapprend beaucoup des éléments précédents !
Un autre élément : la tonalité. Pensez à toutes les prononciations différentes possibles et entendues dans les mots "tschüss", "ciao", "bye-bye" ! Ce sont certains des rares mots avec "je t'aime", "I love you"... sur lesquels les occidentaux s'attardent en jouant une sorte de mélodie sur une syllabe pour exprimer tous leurs sentiments, voyez-vous ce que je veux dire ? Etes-vous d'accord ?
Un autre exemple avec "ma" : on peut le prononcer de manière plate en gardant le timbre uniforme, on peut monter dans les fréquences comme un Américain s'informant si sa mère est dans la maison (ma??), on peut descendre dans les fréquences pour reprocher à sa mère de nous taquinner, on peut aussi faire une sorte d'arabesque en plein milieu pour se préparer à l'annonce d'une bonne nouvelle. Eh bien, ce sont là 4 mots de mandarin signifiant respectivement maman, canabis, disputer quelqu'un, cheval. LOL nous avons vu les 4 tonalités du mandarin, il en existe 9 possibles en cantonais !
Comment ne pas être amoureux des langues et des peuples ?
Un dernier point et je vous laisse tranquille : la prononciation de "ma" est physiologiquement la plus simple à réaliser (peu de muscles et d'organes sollicités) : ce phonème est le premier prononcé par un bébé et il signifie maman dans beaucoup beaucoup de langues ! C'est presque aussi simple et aussi universel pour "paaaaaa".
gM
On dit souvent qu'il faut apprendre une langue avant l'âge de 7 ans pour avoir une prononciation parfaite...
Des experiences ont été faites avec des nouveaux-nés et leurs enseignements sont passionnants.
- HAS-High Amplitude Sucking est la clé à entrer dans votre moteur de recherche pour en trouver les pages Web
- avant la naissance, le foetus entend et enregistre les sons, notamment la voix de sa maman et les caractéristiques de la langue qu'elle parle
- le nouveau-né change sa manière de têter selon la langue (enregistrée) qu'on lui fait entendre
- le nouveau-né est un parfait petit linguiste dès sa naissance, beaucoup plus doué que les adultes
- contrairement aux idées reçues, nous n'acquérons pas de capacités phonétiques avec l'âge mais, au contraire, nous nous appliquons à les perdre.
Parler consiste à moduler l'air qui sort de nos poumons :
- en faisant vibrer nos cordes vocales, ce sont les voyelles
- en gênant, dirigeant, bloquant, orientant le passage de l'air avec des barrières, des obstacles que sont les dents, la langue, le palais, les lèvres, la cavité nasale (là ce sont les Français avec le son "in" de gamin ou le on), l'arrière-gorge (là c'est le son "ach" de l'allemand), etc., ce sont les consonnes.
- le "r" italien
- les "u" et "ou" français enchainés
- le "on" français
- le "th" anglais
- le "ich" allemand, le "ach" ou "och" allemand
- l'ensemble des modulations du russe où il faut tout à la fois palatiser, rouler, mouiller, etc.
- etc. vous en connaissez sans doute d'autres où vous devez être concentré et tordre la bouche à l'extrême ;-)
Ce qui est vraiment étonnant est que les bébés sont sensibles non seulement aux sons de leur langue maternelle mais aussi à plein d'autres que nous n'entendons plus !
Je ne m'étendrai pas ici mais ces sons variés difficiles à prononcer le sont également à entendre, à percevoir.
A y regarder de près, la physiologie de la prononciation est une chose vraiment admirable.
Même des sons en apparence basiques, même dans la langue française, sont des "exploits". Le "b" de bout n'est pas le même (par la position des organes) que le "b" de bébé. Néanmoins, ces organes (lèvres, langue, etc.) anticipent sur la prononciation de la suite. Le mot anglais happen est prononcé inconsciemment de manière différente par les natifs : la lettre finale "n" est souvent prononcée "m" de manière à relâcher le reste d'air par le nez, garder la bouche fermée, économiser les efforts et attaquer le suite de la phrase.
Ces astuces sont apprises dès le plus jeune âge, dans toutes les langues, et il est bien difficile de les acquérir plus tard, sauf à utiliser des instruments scientifiques de linguiste.
Mieux, le "p", le "t" (juste à titre d'exemple) ne se prononcent pas de la même manière en anglais et en français : mettez des confettis sur le dos de votre main, placée devant votre bouche et prononcez "pot" - l'anglais soufflera tous les confettis qui resteront sur la main française !
Avant de naître, nous sommes habitués au rythme, à la cadence de nptre langue maternelle, nous sommes sensibles à de très nombreux sons. Vers l'âge de 10 mois, le bébé doit se concentrer sr les sons nécessaires pour parler et désapprend beaucoup des éléments précédents !
Un autre élément : la tonalité. Pensez à toutes les prononciations différentes possibles et entendues dans les mots "tschüss", "ciao", "bye-bye" ! Ce sont certains des rares mots avec "je t'aime", "I love you"... sur lesquels les occidentaux s'attardent en jouant une sorte de mélodie sur une syllabe pour exprimer tous leurs sentiments, voyez-vous ce que je veux dire ? Etes-vous d'accord ?
Un autre exemple avec "ma" : on peut le prononcer de manière plate en gardant le timbre uniforme, on peut monter dans les fréquences comme un Américain s'informant si sa mère est dans la maison (ma??), on peut descendre dans les fréquences pour reprocher à sa mère de nous taquinner, on peut aussi faire une sorte d'arabesque en plein milieu pour se préparer à l'annonce d'une bonne nouvelle. Eh bien, ce sont là 4 mots de mandarin signifiant respectivement maman, canabis, disputer quelqu'un, cheval. LOL nous avons vu les 4 tonalités du mandarin, il en existe 9 possibles en cantonais !
La langue parlée est sujette à tant d'équivoques que beaucoup de sons signifient plus de mille choses et parfois il n'y a d'autre différence entre l'une et l'autre que de prononcer le son avec la voix plus élevée ou plus basse en quatre espèces de tons.
(il s'agit de mots écrits il y a 4 siècles, par le Jésuite Matteo Ricci à son supérieur, pour décrire le Mandarin)
...
-1-le ton uni, -2-le ton montant, -3-le ton modulé, descendant puis montant, -4-le ton descendant
(Mandarin)
...
-1-le ton uni, -2-le ton montant, -3-le ton modulé, descendant puis montant, -4-le ton descendant
(Mandarin)
Comment ne pas être amoureux des langues et des peuples ?
Un dernier point et je vous laisse tranquille : la prononciation de "ma" est physiologiquement la plus simple à réaliser (peu de muscles et d'organes sollicités) : ce phonème est le premier prononcé par un bébé et il signifie maman dans beaucoup beaucoup de langues ! C'est presque aussi simple et aussi universel pour "paaaaaa".
gM
Une question de cadence
J'ai écrit quelque part, dans Langues : pourquoi les Français ont du mal..., qu'une des difficultés pour l'apprentissage des langues est que le Français est dépourvu d'accent tonique dans ses mots et de syllabes appuyées dans ses phrases.
Ce billet se propose de s'y arrêter et de développer ce point.
En Français, chaque syllabe a le même poids et le ton est "monocorde", sauf dans certaines régions où on peut ne pas prononcer la dernière syllabe comme à Paris ou, au contraire, la prononcer trop fortement comme à Marseille... en tous cas, la langue française n'est pas basée sur un rythme comme l'est l'Italien, l'Anglais ou autres.
Alex Taylor l'écrit aussi dans son livre "Bouche bée tout ouïe..." : "Le français est une mitrailleuse à syllabes, l'anglais bombarde ses phrases avec les coups de canon que constituent ses syllabes accentuées..."
Un Français prononce Ber-lus-co-ni (même importance à chaque syllabe) où un Italien prononce Berlu-SCON-i.
Les mots anglais sont très souvent plus courts que les mots français (pour plusieurs raisons dont la plus grande variété dans les sons et la propension à raccourcir les mots comme brolly au lieu de umbrella ou prolly au lieu de probably ;-) ).
Dans un mot anglais, une syllabe est accentuée (celle qui suit le signe " ci-après) : "problem, pro"ceed, pro"cedure, re"corded... les autres syllabes étant très peu marquées voire inaudibles. Les 3 "a" du mot ba"nana ne sont pas prononcés de la même manière, un seul ayant le son français "a", le deuxième (la syllabe accentuée).
Ces syllabes non accentuées sont appelées schwa et correspondent à un son de la voyelle parfois bizarre (par rapport à leur orthographe), entre "e" et "i".
Le mot "to" ne se prononce que très rarement comme dans le mot français "tout" ! Qu'on se le dise (et les choses seront plus faciles) !
I know that that man is John. Dans cette phrase, les 2 "that" n'ont pas la même prononciation, la même force, n'en déplaise aux Français. ;-)
Dans une phrase anglaise, beaucoup de mots sont à peine prononcés (Alex parle de 70 % des voyelles qui ne sont pas accentuées) :
"Il fait beau" comporte 3 syllabes ; "Il fait beau ce matin" en comporte 6... tout va bien aux oreilles d'un Français !
"Men read books" comporte bien 3 syllabes accentuées ; "The Englishman is reading the newspaper" comporte 3 syllabes accentuées sur le total de 13 syllabes écrites et ne dure pas 4 fois plus longtemps que la précédente mais est à peine plus longue.
Ce sont bien les rythmes qui rendent l'Anglais et le Français si différents et si difficiles à maîtriser.
Des expériences ont été faites avec des nouveaux-nés et leurs enseignements sont passionnants (HAS-High Amplitude Sucking) !...
gM
Ce billet se propose de s'y arrêter et de développer ce point.
En Français, chaque syllabe a le même poids et le ton est "monocorde", sauf dans certaines régions où on peut ne pas prononcer la dernière syllabe comme à Paris ou, au contraire, la prononcer trop fortement comme à Marseille... en tous cas, la langue française n'est pas basée sur un rythme comme l'est l'Italien, l'Anglais ou autres.
Alex Taylor l'écrit aussi dans son livre "Bouche bée tout ouïe..." : "Le français est une mitrailleuse à syllabes, l'anglais bombarde ses phrases avec les coups de canon que constituent ses syllabes accentuées..."
Un Français prononce Ber-lus-co-ni (même importance à chaque syllabe) où un Italien prononce Berlu-SCON-i.
Les mots anglais sont très souvent plus courts que les mots français (pour plusieurs raisons dont la plus grande variété dans les sons et la propension à raccourcir les mots comme brolly au lieu de umbrella ou prolly au lieu de probably ;-) ).
Dans un mot anglais, une syllabe est accentuée (celle qui suit le signe " ci-après) : "problem, pro"ceed, pro"cedure, re"corded... les autres syllabes étant très peu marquées voire inaudibles. Les 3 "a" du mot ba"nana ne sont pas prononcés de la même manière, un seul ayant le son français "a", le deuxième (la syllabe accentuée).
Ces syllabes non accentuées sont appelées schwa et correspondent à un son de la voyelle parfois bizarre (par rapport à leur orthographe), entre "e" et "i".
Le mot "to" ne se prononce que très rarement comme dans le mot français "tout" ! Qu'on se le dise (et les choses seront plus faciles) !
I know that that man is John. Dans cette phrase, les 2 "that" n'ont pas la même prononciation, la même force, n'en déplaise aux Français. ;-)
Dans une phrase anglaise, beaucoup de mots sont à peine prononcés (Alex parle de 70 % des voyelles qui ne sont pas accentuées) :
"Il fait beau" comporte 3 syllabes ; "Il fait beau ce matin" en comporte 6... tout va bien aux oreilles d'un Français !
"Men read books" comporte bien 3 syllabes accentuées ; "The Englishman is reading the newspaper" comporte 3 syllabes accentuées sur le total de 13 syllabes écrites et ne dure pas 4 fois plus longtemps que la précédente mais est à peine plus longue.
Ce sont bien les rythmes qui rendent l'Anglais et le Français si différents et si difficiles à maîtriser.
Des expériences ont été faites avec des nouveaux-nés et leurs enseignements sont passionnants (HAS-High Amplitude Sucking) !...
gM
lundi 6 décembre 2010
Intraduisible !?
On peut voir la Culture, la psychologie d'un peuple par le vocabulaire, la grammaire, les expressions de sa langue ; de même qu'on peut connaître beaucoup de choses sur un homme à travers son niveau de langue, le choix de ses mots, des temps grammaticaux, son orthographe, etc.
Si vous entrez chez le patissier pour lui demander "un gâteau" ou chez le boucher pour lui acheter "de la viande", après un silence que le commerçant qu'il est saura raccourcir, il vous orientera vers un peu plus de précision. Si "un gâteau" est pour vous n'importe quoi de doux sur les papilles, ce mot ne signifie rien pour un patissier car il connait 36/36.000 gâteaux !
C'est la même chose dans une langue.
En matière de luxe ou de gastronomie, la langue française a de très nombreux mots qui ont souvent été exportés tels quels chez les voisins car, comme Fernandel dans "Le schpountz" a besoin qu'on soit plus précis ("sinon ça fait des histoires"), un professionel a son jargon avec sa richesse de mots (synonymes pour les autres), une langue traduit les spécialités d'un peuple avec de nombreux mots pour ce domaine de connaissance (les types de pâtes pour un Italien).
C'est ainsi qu'Alexandra remercie Alex Taylor dans "Bouche bée, tout ouïe..." de se préoccuper des mots intraduisibles entre les langues pour une interprète (Américain - Russe - Allemand - Français) qui voudrait bien retrouver la précision de la langue que lui ont enseignée sa mère et sa grand-mère.
Il n'y a pas de verbe "être" au présent en Russe. Il n'y a pas de "oui" ni de "non" en japonais. Certaines langues se passent souvent de pronoms personnels comme l'italien et son "ti amo". L'italien encore, n'a pas d'autre forme interrogative que la forme affirmative avec un ton montant ou un point d'interrogation...
Il n'y a pas de mot pour "eau" en japonais... ou plutôt, il n'y a pas un mot mais 26 manières pour exprimer la chose selon qu'elle est chaude ou pas, qu'elle va servir pour le thé, etc. !
Plus on étudie une langue, plus on trouve de nouvelles choses à découvrir qui nous en font entrevoir les subtilités (et les richesses et les difficultés). Ainsi Alex Taylor est-il tombé dans le piège du "Ich liebe dich!" dont son interlocuteur allemand ne voulait pas (archaïque et trop théâtral) ; avec le même mot, il y a la curiosité du mot français pour lequel "je t'aime" est plus fort que "je t'aime bien" (pour un non natif, le mot "bien" semble être mieux que rien).
Les lignes ci-dessus évoquent les subtilités dans les langues.
Ces subtilités sont découvertes lorsqu'on avance dans la connaissance d'une langue. Il convient ici de modérer la chose en soulignant que parmi les natifs (anglais, français et autres), il y a plusieurs niveaux de langages et que -c'est un exemple- un habitant de la banlieue parisienne ne parle pas au même niveau qu'un professeur de littérature de la Sorbonne ; certains natifs ne parlent pas aussi bien qu'un apprenant seconde langue.
Il convient par contre d'acquérir une langue aussi homogène que possible et de ne pas mélanger l'anglais britannique et l'anglais américain ou un vocabulaire vulgaire avec quelques incursions vers l'imparfait du subjonctif français (comme notre Président s'y est essayé dans une interview en novembre 2010 alors qu'il a fait preuve de vulgarité en d'autres occasions).
Comme il y a des sons qu'un non-natif ne parviendra jamais à percevoir ni à produire, il y a des manières d'exprimer le ton qui ne peuvent que bien difficilement s'apprendre - je suis en train d'évoquer là les multiples façons pour nommer en Russe, quelqu'un qui s'appelle Alexandre : Sacha, Sashlinka, Sanya, Schoura, Sashka, Sasoulinka, Sashoulya, Sashoulitchka, Sanyochek, Sanyushenka, Sanyashechka, Sanyulechka...
Au fait, pour ce qui est de la facilité à apprendre une langue étrangère pour la Russo-Américaine qu'elle est, Alexandra répond :"Ce n'est pas une question de difficulté mais de fréquences. Le Russe bénéficie d'une gamme plus large que l'anglais ou le français. [...] Celui qui est né avec l'oreille russe saisira mieux les sons et les cadences d'un plus grand nombre d'autres langues."
gM
Si vous entrez chez le patissier pour lui demander "un gâteau" ou chez le boucher pour lui acheter "de la viande", après un silence que le commerçant qu'il est saura raccourcir, il vous orientera vers un peu plus de précision. Si "un gâteau" est pour vous n'importe quoi de doux sur les papilles, ce mot ne signifie rien pour un patissier car il connait 36/36.000 gâteaux !
C'est la même chose dans une langue.
En matière de luxe ou de gastronomie, la langue française a de très nombreux mots qui ont souvent été exportés tels quels chez les voisins car, comme Fernandel dans "Le schpountz" a besoin qu'on soit plus précis ("sinon ça fait des histoires"), un professionel a son jargon avec sa richesse de mots (synonymes pour les autres), une langue traduit les spécialités d'un peuple avec de nombreux mots pour ce domaine de connaissance (les types de pâtes pour un Italien).
C'est ainsi qu'Alexandra remercie Alex Taylor dans "Bouche bée, tout ouïe..." de se préoccuper des mots intraduisibles entre les langues pour une interprète (Américain - Russe - Allemand - Français) qui voudrait bien retrouver la précision de la langue que lui ont enseignée sa mère et sa grand-mère.
Il n'y a pas de verbe "être" au présent en Russe. Il n'y a pas de "oui" ni de "non" en japonais. Certaines langues se passent souvent de pronoms personnels comme l'italien et son "ti amo". L'italien encore, n'a pas d'autre forme interrogative que la forme affirmative avec un ton montant ou un point d'interrogation...
Il n'y a pas de mot pour "eau" en japonais... ou plutôt, il n'y a pas un mot mais 26 manières pour exprimer la chose selon qu'elle est chaude ou pas, qu'elle va servir pour le thé, etc. !
Plus on étudie une langue, plus on trouve de nouvelles choses à découvrir qui nous en font entrevoir les subtilités (et les richesses et les difficultés). Ainsi Alex Taylor est-il tombé dans le piège du "Ich liebe dich!" dont son interlocuteur allemand ne voulait pas (archaïque et trop théâtral) ; avec le même mot, il y a la curiosité du mot français pour lequel "je t'aime" est plus fort que "je t'aime bien" (pour un non natif, le mot "bien" semble être mieux que rien).
Les lignes ci-dessus évoquent les subtilités dans les langues.
Ces subtilités sont découvertes lorsqu'on avance dans la connaissance d'une langue. Il convient ici de modérer la chose en soulignant que parmi les natifs (anglais, français et autres), il y a plusieurs niveaux de langages et que -c'est un exemple- un habitant de la banlieue parisienne ne parle pas au même niveau qu'un professeur de littérature de la Sorbonne ; certains natifs ne parlent pas aussi bien qu'un apprenant seconde langue.
Il convient par contre d'acquérir une langue aussi homogène que possible et de ne pas mélanger l'anglais britannique et l'anglais américain ou un vocabulaire vulgaire avec quelques incursions vers l'imparfait du subjonctif français (comme notre Président s'y est essayé dans une interview en novembre 2010 alors qu'il a fait preuve de vulgarité en d'autres occasions).
Comme il y a des sons qu'un non-natif ne parviendra jamais à percevoir ni à produire, il y a des manières d'exprimer le ton qui ne peuvent que bien difficilement s'apprendre - je suis en train d'évoquer là les multiples façons pour nommer en Russe, quelqu'un qui s'appelle Alexandre : Sacha, Sashlinka, Sanya, Schoura, Sashka, Sasoulinka, Sashoulya, Sashoulitchka, Sanyochek, Sanyushenka, Sanyashechka, Sanyulechka...
Au fait, pour ce qui est de la facilité à apprendre une langue étrangère pour la Russo-Américaine qu'elle est, Alexandra répond :"Ce n'est pas une question de difficulté mais de fréquences. Le Russe bénéficie d'une gamme plus large que l'anglais ou le français. [...] Celui qui est né avec l'oreille russe saisira mieux les sons et les cadences d'un plus grand nombre d'autres langues."
gM
dimanche 5 décembre 2010
Brittany Rhodes sings
Brittany Rhodes sings Mozart's "Or sai chi l'onore" from Don Giovanni
Brittany Rhodes, soprano ("Anna's Voice and Piano Studio", Fairfield, CA), performs Mozart's "Or sai chi l'onore" from Don Giovanni.
November 2010.
~~
Brittany Rhodes sings Puccini's "Signore ascolta" from Turandot
Brittany Rhodes, soprano ("Anna's Voice and Piano Studio", Fairfield, CA), sings Puccini's "Signore ascolta" from Turandot.
November 2010.
~~ or this combined link from YouTube.
gM
Brittany Rhodes, soprano ("Anna's Voice and Piano Studio", Fairfield, CA), performs Mozart's "Or sai chi l'onore" from Don Giovanni.
November 2010.
~~
Brittany Rhodes sings Puccini's "Signore ascolta" from Turandot
Brittany Rhodes, soprano ("Anna's Voice and Piano Studio", Fairfield, CA), sings Puccini's "Signore ascolta" from Turandot.
November 2010.
~~ or this combined link from YouTube.
Brittany is very close to my family.
Brittany is a 17-year-old American living in California.
Her grandma, Jeannine, was born in France, lived in Reillanne for a while, near my parents' to stay far from Toulon during WWII; she was there when I was born... (her father was an officer in the French army and our families were close). Around her 17, she left for Canada with her mother and brothers. She then went to the US where she founded a family.
Ann, Jeannine's daughter, is Brittany's mother.
Brittany speaks about coming to France -maybe to Paris- for a year in her studies!
What an impressive voice, isn't it? Wow, congrats Brittany!
Brittany is a 17-year-old American living in California.
Her grandma, Jeannine, was born in France, lived in Reillanne for a while, near my parents' to stay far from Toulon during WWII; she was there when I was born... (her father was an officer in the French army and our families were close). Around her 17, she left for Canada with her mother and brothers. She then went to the US where she founded a family.
Ann, Jeannine's daughter, is Brittany's mother.
Brittany speaks about coming to France -maybe to Paris- for a year in her studies!
What an impressive voice, isn't it? Wow, congrats Brittany!
gM
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